Phnom Penh, le renouveau


La capitale cambodgienne est à elle-seule une belle illustration du pays. Aujourd’hui métropole dynamique d’Asie, la ville a vécu une longue reconstruction après les bombardements et la terreur dans les années 1970. Son devoir de mémoire est d’ailleurs transmis à travers ses différents musées et monuments. 

Après s’être levés avant le soleil, nous avons quitté la Thaïlande en direction de la capitale cambodgienne. Arrivés à Phnom Penh, nous avons découvert une grande ville assez moderne, bordée par le Mékong et le Tonlé Sap, dotée de grandes avenues où règne un trafic intense. La ville est encore en travaux, les trottoirs sont occupés par les bulldozers et d’autres, malheureusement par des tonnes de déchets. Outre ces désagréments, Phnom Penh est un exemple de capitale dynamique et très métissée. L’architecture ne laisse aucun doute sur les influences européennes et nous croisons plusieurs visages d’expatriés en costard-cravate. 

Fatigués de notre voyage, la première journée a été assez calme mais nous avons tout de même visité le Musée National du Cambodge, ouvert il y a un siècle, et qui contient la plus grande collection d’art Khmer du pays. Nous y trouvons près de 14 000 pièces, pour la plupart ayant une influence du bouddhisme et du brahmanisme (hindouisme ancien). Ces pièces datent de la période préhistorique et de l’empire Khmer (802-1431 environ) et sont gardées dans un petit écrin de verdure au cœur de la ville. Nous y trouvons également divers instruments d’artisanat ancien et des fragments du temple d’Angkor. 

Le lendemain, nous nous sommes rendus au monument de l’indépendance, trônant au centre de Phnom Penh et témoignant d’un lourd passé d’occupation. Le monument fût d’ailleurs inauguré en 1962 pour célébrer la fin du protectorat français au Cambodge. Au travers de celui-ci, nous apercevons la statue de Norodom Sihanouk, devenu roi du Cambodge à ses 18 ans en 1941 et fervent acteur de l’indépendance du pays. Après cela, nous avons pu déguster nos premières viennoiseries et baguettes de notre séjour asiatique, et on ne vous cache pas que c’était assez agréable ! D’ailleurs, nous trouvons à Phnom Penh un grand nombre de boulangeries et de restaurants d’influence française et plus largement occidentale. 

Dans notre souhait de découvrir l’histoire du Cambodge et de sa capitale, nous sommes allés visiter le Musée du génocide Tuol Sleng qui traite de la terreur menée par le gouvernement des Khmers Rouges entre 1975 et 1979. Cet ancien lycée transformé en prison par le régime, est également connue sous le nom de S-21 et a accueilli près de 20 000 détenus, enfermés dans des conditions extrêmes et parfois torturés jusqu’à leur exécution. Les quatre bâtiments contenaient de minuscules cellules, d’autres avec des sommiers en métal où les détenus étaient attachés pendant leurs interrogatoires… Aujourd’hui, la mémoire de ces martyrs vit à travers les centaines de photos découvertes et affichées dans les bâtiments, mais également les outils et dépouilles déterrés dans les villes voisines. Lors de la libération de la prison, seuls 7 hommes et 4 enfants ont retrouvé leur liberté. Ce musée est frappant de vérité, choquant, mais un passage obligatoire dans toute visite à Phnom Penh. 

Nous prenons à présent la route vers Siem Reap, afin de découvrir les mythiques temples d’Angkor. Nous serons de retour dans la capitale en fin de séjour. A très vite !

N&J


Laisser un commentaire