Près de trois semaines après notre arrivée dans la capitale cambodgienne, nous sommes de retour afin de clore notre séjour. Après quelques visites que nous n’avions pas pris le temps de faire la première fois, c’est le moment pour nous de faire le bilan de ce second pays asiatique et de vous présenter nos coups de coeur et nos déceptions.

Nous arrivons en fin de matinée dans le quartier Boeung Keng Kang, dans une auberge très mignonne. Le quartier de BKK est très prisé des expatriés, mais également de la jeunesse locale qui s’installe à la tombée de la nuit sur les terrasses des bars à vins et à cocktails. L’ambiance est bonne, les restaurants très agréables. Nous nous sentons parfaitement en sécurité dans ce quartier où se croisent de jolies ruelles.
Nous passons nos deux journées dans la capitale à arpenter les marchés. Le premier que nous visitons est le Phsar Tuol Tom Pong. Le « Marché Russe » doit son surnom à la population soviétique qui le fréquentait en masse dans les années 1980. Dans les années 1990, il était le lieu de ventes d’armes et de stupéfiants, mais s’est depuis reconverti en attraction touristique et locale. Nous y trouvons aujourd’hui des souvenirs en tous genres qui côtoient des contrefaçons, de la nourriture, ou encore des engins techniques, des objets de bricolage, etc. Nous retrouvons ici l’aspect classique de tous les marchés du Cambodge : c’est un labyrinthe de marchandises ! Il est bon de s’y perdre et d’y découvrir tant des sandales « Gucci » que des foulards en soie khmers.
Le lendemain, nous partons à la découverte du second marché de la ville, qui est en réalité le plus important. Le Marché Central de Phnom Penh ou Phsar Thom Thmey a été construit dans les années 1930 au coeur de la ville dans le style art déco. Impossible de louper ce gigantesque bâtiment qui détone au milieu du quartier. Ses allées sont plus organisées mais nous y trouvons sensiblement les mêmes choses que dans le premier marché, avec plus de marchands de bijoux. En toute honnêteté, nous ne saurons jamais si les produits proposés sont des vrais – dont la provenance est douteuse – ou des faux, mais vu les prix affichés, et négociables, il est facile de se laisser tenter. D’ailleurs, les touristes étrangers ne sont pas les seuls à repartir les bras pleins de sacs. Après avoir quitté le marché, retour à l’auberge pour dresser le bilan de nos trois semaines d’aventure cambodgienne.
Avant de rentrer dans les détails, nous saluons l’accueil des cambodgiens que nous avons particulièrement apprécié. C’est une population souriante, agréable et qui a un sens aigu du service – en tout cas c’est notre expérience. Ensuite, nous avons été agréablement surpris par la ville de Phnom Penh. Cette métropole asiatique a quelques traits de ses consoeurs européennes et nous nous sommes sentis très à l’aise, en comparaison à Bangkok par exemple. La ville de Kampot fait également partie de nos coups de coeur, pour son équilibre parfait entre le centre-ville dynamique et les rives apaisantes. De toute évidence, les temples d’Angkor ont tenu leur promesse : nous avons passé trois journées hors du temps, au milieu de ces immenses ruines. De manière générale, nous avons adoré la multitude de paysages qu’offre le pays, et avons pris plaisir à arpenter les chemins de terre à dos de scooter, pour nous rapprocher un peu plus de la population locale. Le Cambodge ne se limite pas simplement à Angkor, il faut aller plus loin pour découvrir les villages, les rivières et les rizières, les littoraux ou encore les montagnes. La cuisine Khmer a également fait partie de notre voyage et nous gardons en tête le plaisir de déguster un Amok ou un Lok Lak.
Comme tout voyage, celui-ci a apporté son lot de déceptions. Nous n’allons pas redétailler notre expérience à Sihanoukville, mais à l’instar du pays qui est en plein essor, la ville est un chantier à ciel ouvert qui fait fuir tous les touristes. Seconde expérience désagréable, même si nous savons que cela fait partie du « jeu », nous avons été lassés des appels incessants des tuk-tuks dans les grandes villes. Cependant, il suffit de les ignorer. Troisième désagrément de notre séjour, la pollution et plus particulièrement les tonnes de déchets qui jonchent les trottoirs. Au-delà de nos rencontres innopinées avec les rats cambodgiens, nous avons surtout beaucoup de peine pour les familles qui vivent au milieu de ces détritus, et face aux littoraux dévastés. Espérons que le développement du pays suive son cours dans le sens de l’écologie également !
Pour terminer, nous avons énuméré quelques indispensables si vous comptez visiter le pays un jour. Tout d’abord, bien que le monnaie officiel du pays soit le Riel, tous les commerces utilisent également le Dollar Américain. Il est d’après nous indispensable d’avoir les deux qui se complètent, notamment lorsque la somme n’est pas « ronde » (nous utilisons les riels à la place des centimes). Ensuite, nous avons utilisé les applications Grab et PassAp qui sont les équivalents de Uber, et qui permettent d’avoir des prix fixes bien plus intéressants que les tuk-tuks et taxis locaux. Il est également important de savoir négocier : ici, aucun prix n’est fixe, surtout sur les marchés ou avec les chauffeurs de tuk-tuks. Enfin, il ne faut pas hésiter à déguster des plats dans les marchés ou la rue, ou pousser la porte de restaurants qui n’ont l’air de rien, les prix sont ridiculement bas et les cambodgiens réussisent toujours leurs spécialités !
Nous nous envolons demain vers le nord du Viet Nam, dernière étape de notre périple en sac-à-dos avant de nous poser à Bali. Nous avons hâte de découvrir les merveilles de ce pays et de se lancer dans cette nouvelle aventure. A très vite…
PS : Pas de photo cette fois-ci mais une vidéo retraçant notre périple cambodgien !
N&J